4 conseils pour signer son premier contrat de travail dans le numérique
Vous êtes sur le point de terminer vos études initiales. Vous avez suivi un parcours de formation consacré au numérique et / ou à l’informatique. Quel que soit le niveau du diplôme visé et indépendamment de votre spécialité, un dernier obstacle reste à franchir : faire votre entrée sur le marché du travail. Il vous faut donc signer votre premier contrat de travail. Spécialisé dans l’enseignement supérieur numérique et informatique, l’Institut F2i vous dévoile 4 conseils simples à suivre et efficaces dans leurs résultats.
Veille et curiosité, deux atouts à cultiver et à renforcer
Vous avez obtenu un master Architecte Web. Avec un titre professionnel certifié RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) de niveau BAC + 5, il est inutile de vouloir convaincre les futurs recruteurs que vous êtes un expert des réseaux et des systèmes. Les DRH et les chefs d’entreprise connaissent pleinement le contenu des différents cursus, et ils apprécient à leur juste valeur votre parcours de formation. En revanche, indépendamment de votre spécialité – de l’architecture Web au marketing digital en passant par la Cybersécurité ou la Data Science -, ces mêmes recruteurs recherchent avant tout de futurs collaborateurs, capables de s’intégrer au sein de leur structure et donc pouvant attester de leur maitrise des nouvelles méthodologies de travail.
Le travail en mode projet est devenu la règle dans les start-ups et autres formes d’entreprises, et il est demandé à chacune et à chacun de pouvoir s’appuyer sur une vision globale de l’écosystème du Digital. Montrez-vous curieux et mettez en place une veille informationnelle sur tous les sujets en lien avec votre spécialité. C’est sur cette veille et sur cette curiosité, que vous pourrez vous appuyer pour intéresser un recruteur, en démontrant que vous êtes ouvert et disponible sur bien d’autres domaines que votre seule spécialité. C’est également en restant informés, que vous pouvez être à jour sur les dernières innovations techniques et / ou l’apparition de nouveaux outils. Même au cours de vos études supérieures à l’Institut F2i ou dans tout autre établissement, il vous faudra déjà mettre en place cette veille et cultiver cette curiosité qui ne doit jamais vous quitter.
Multiplier les candidatures pour ne manquer aucune occasion
Dans le domaine du numérique, certaines spécialités sont actuellement en tension. Ainsi, la France connait actuellement une pénurie d’experts de la Cybersécurité. Les diplômés spécialisés en la matière ne sont pas assez nombreux pour satisfaire à toutes les demandes. Dans toutes les spécialités regroupées dans ces métiers du Web, l’offre d’emplois ne cesse de croître et cette tendance est appelée à se confirmer dans les années à venir. En d’autres termes, les acteurs économiques doivent répondre à leurs besoins indispensables pour se projeter dans leur développement, et en tant que jeune diplômé, vous pouvez constituer la réponse la plus adaptée et la plus pertinente.
Certes, les étudiants ayant choisi de suivre des études informatiques ou numériques en alternance pourront décrocher leur premier emploi au sein même de leur entreprise d’accueil. Cependant, la très grande majorité devra effectuer des recherches pour pouvoir signer son premier contrat de travail. Pour cela, il vous faudra donc multiplier les candidatures, en variant le type de ces dernières :
- La consultation des offres d’emploi (avec l’envoi d’un dossier de candidature) constituera la première étape. Elle vous indiquera également les tendances du moment sur le marché du travail,
- Vous pourrez, dans un second temps, envoyer des candidatures spontanées aux entreprises, que vous aurez au préalable cibler. La consultation de sites comme LinkedIn sera également utile pour identifier d’éventuelles opportunités,
- Enfin, la mobilisation de votre réseau sera un levier à ne pas négliger, puisque certains spécialistes considèrent, que 50 % des emplois à pourvoir sont des emplois « cachés » (l’entreprise n’a pas communiqué et n’a donc pas publié d’offre). De votre entourage au réseau d’anciens élèves de votre école, le réseautage représente une piste pouvant se révéler utile et bénéfique.
CV et LinkedIn, soignez le premier contact avec son futur employeur
Dans la très grande majorité des cas, le premier contact avec le recruteur reste la lecture de votre CV et de votre lettre de motivation, voire la consultation de votre profil sur LinkedIn ou sur un autre réseau social professionnel. Si vous avez fait le choix d’exercer dans votre spécialité en tant que freelance – et le travail non salarié constitue une tendance de plus en plus forte surtout dans le domaine du numérique -, c’est là encore en consultant votre profil sur des plateformes spécialisés, que votre futur « client » prendra (ou non) contact avec vous.
Il ne s’agit pas ici de revenir sur le fond de votre CV, tant en termes de parcours de formation (diplôme, titres professionnels, …) et / ou d’expérience (études en alternance, …), mais bien de se concentrer sur la forme. Vous soignerez la rédaction de vos lettres de motivation et de vos CV, en leur assurant un aspect attrayant et plaisant. Mais il vous faudra également tenir à jour un profil en ligne mis à jour en tant réel. Quelle que soit votre spécialité, vous postulez un emploi numérique. Vous ne pouvez donc pas ignorer LinkedIn et d’autres sites spécialisés. Ces derniers représentent de véritables opportunités. Ils vous donnent également l’occasion de pouvoir détailler certaines expériences plus personnelles (actions dans les associations, intérêt personnel, ….). C’est par certaines de vos interventions ou par certains partages, que vous effectuerez sur ce type de réseau, que vous pourrez vous faire repérer. Il ne s’agit pas de l’essentiel, mais cela constitue néanmoins un incontournable pour ne pas prendre de retard par rapport aux autres concurrents, et éventuellement se distinguer et se différencier. C’est donc un aspect à ne surtout pas négliger.
L’entretien d’embauche, un dernier obstacle à bien préparer pour décrocher son premier contrat
En suivant les quelques conseils ci-dessus, vous arriverez incontestablement à séduire un (u plusieurs) recruteur(s). Pour autant, si la réussite se rapproche, elle nécessite encore quelques efforts. En effet, vous allez être convoqué à un entretien de recrutement, que certains préfèrent toujours qualifier d’entretien de sélection. Cette appellation a au moins le mérite d’être clair. Cet entretien doit permettre à l’entreprise de prendre une décision en signifiant votre sélection ou votre non-sélection. Cela signifie implicitement, que ces entretiens doivent être minutieusement préparés.
Cette préparation revêt la même importance (et même peut-être davantage) que la rédaction de vos lettres de motivation et vos CV. Une étude, conduite en 2023 par France Travail et LinkedIn, mettait en évidence que 7 candidats sur 10 ne préparaient pas suffisamment leur entretien d’embauche. C’est donc un moyen sûr pour vous démarquer et réussir à confirmer votre réussite (n’oubliez pas qu’un entretien d’embauche reste la preuve que vous avez déjà surmonté une épreuve : celle de l’examen de votre dossier de candidature). Votre profil correspond au poste, que l’entreprise cherche à pourvoir. Il vous appartient donc de transformer l’essai.
Cette préparation doit tenir compte des modalités définies par le recruteur lui-même. S’il doit se tenir en visioconférence, assurez-vous de bien préparer le matériel et votre environnement (image et son). C’est au cours de cet entretien, que votre curiosité et votre veille informationnelle, dont nous avons parlé ci-dessus, peut être déterminante pour faire la différence. Il ne s’agit pas de tout connaître sur votre évertuent futur employeur, mais d’avoir néanmoins effectué quelques recherches pour ne pas vous lancer dans l’inconnu.